La quasi-totalité du territoire du Botswana se trouve dans des bassins fluviaux transfrontaliers, notamment ceux du Cubango-Okavango, du Limpopo, de l’Orange-Senqu et du Zambèze. Ces bassins sont vitaux pour la population, les écosystèmes et l’économie du pays. Leur nature partagée souligne l’importance d’une coopération solide avec les États voisins. Afin de protéger ses intérêts, le pays d’Afrique australe a adhéré récemment à la Convention des Nations unies de 1992 sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontalière et des lacs internationaux, et à la Convention des Nations unies de 1997 sur le droit relatif aux utilisations non navigables des cours d’eau internationaux.
«Cela marque une étape importante dans son engagement en faveur d’une gestion durable et coopérative des ressources en eau partagées. Avec cette double adhésion, le Botswana devient la 58e partie à la Convention des Nations unies sur l’eau — la 14e d’Afrique et la 4e d’Afrique australe — et la 42e partie à la Convention des Nations unies sur les cours d’eau», indique la Commission économique pour l’Europe des Nations unies (CEE-ONU).
Le renforcement de sa coopération transfrontalière dans le domaine de l’eau
Ainsi, en rejoignant la convention des Nations unies sur l’eau et celle sur les cours d’eau, le Botswana s’aligne sur des cadres juridiques mondialement reconnus qui favorisent une utilisation équitable et raisonnable des eaux partagées, préviennent les conflits, promeuvent la paix et encouragent le dialogue, l’échange de données et la gestion conjointe pour le développement durable.
« Dans la perspective de la prochaine Conférence des Nations unies sur l’eau, qui se tiendra du 2 au 4 décembre 2026 à Abu Dhabi et qui sera co-organisée par le Sénégal et les Émirats arabes unis, cette étape franchie par le Botswana témoigne de la confiance que ce pays accorde aux avantages des conventions mondiales des Nations Unies sur l’eau, à un moment crucial pour la coopération transfrontalière dans le domaine de l’eau. J’encourage vivement les autres pays à accélérer leurs efforts pour adhérer à la Convention sur l’eau», a déclaré Sonja Koeppel, secrétaire de la Convention sur l’eau à Dakar. Ils pourront entre autres, réaliser leur volonté politique de renforcer la gouvernance transfrontalière de l’eau, de promouvoir la paix et la stabilité et d’accélérer les progrès vers la réalisation de l’objectif de développement durable n° 6 (eau propre et assainissement), en particulier la cible 6.5 sur la coopération transfrontalière, qui sera examinée lors de la prochaine conférence des Nations unies sur l’eau.
Le Botswana est déjà un membre actif d’organisations de bassin, notamment la Commission permanente du bassin de l’Okavango (Okacom), la Commission du cours d’eau du Limpopo (Limcom), la Commission du fleuve Orange-Senqu (Orasecom) et la Commission du cours d’eau du Zambèze (Zamcom). Il est également partie au Protocole révisé de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). L’adhésion aux conventions mondiales des Nations unies sur l’eau complète ces cadres régionaux, offrant au pays de meilleures opportunités en matière de renforcement des capacités, d’accès à l’assistance technique et de participation à la communauté mondiale de pratique en pleine expansion dans le cadre de la Convention des Nations unies sur l’eau.
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