L’apiculture ou culture des abeilles est encore très peu développée au Gabon et pourtant elle serait un élément essentiel dans la jonction entre la préservation des abeilles et l’autonomisation des populations locales. Pour mieux faire connaitre l’activité dans le pays, les ONG telles que Conservation Justice et ses partenaires, Blessings Of The Forest (BOTF), Apiculture Service Gabon et Muyissi Environnement mènent des actions sur le terrain dans le but de préserver ces insectes au rôle indéniable dans la préservation de l’écosystème.
En effet, depuis deux ans, l’engagement de l’ONG dans ce volet s’est matérialisé par un appui des communautés en matériel et par l’amélioration de leurs connaissances sur les pratiques apicoles à travers des formations et un suivi régulier des villages bénéficiaires. « Ce projet nous a emmenés à être en contact permanent d’une part, avec les forêts, et d’autre part, avec les communautés qui sont les premières gardiennes de ces forêts. Et les abeilles sont une composante de nos forêts. D’ailleurs, elles sont perçues comme un baromètre qui nous permet d’apprécier la qualité des forêts. C’est à ce titre que Conservation Justice a décidé, avec d’autres partenaires, d’appuyer les communautés dans le cadre de l’élevage des abeilles pour pratiquer l’apiculture », explique Ladislas Désiré Ndembet, Assistant Coordonnateur Sud des activités de Conservation Justice et Secrétaire exécutif de Muyissi Environnement.
Cette année, la thématique choisie rappelle l’urgente nécessité d’impliquer les jeunes à la lutte contre la perte des abeilles. Ce soutien aux communautés a été rendu possible par le programme de Renforcement de l’Application de la Loi sur la Faune et la Flore (RALFF), financé par l’Union européenne (UE) et mis en œuvre depuis 2018 par Conservation Justice. Ces projets apicoles peuvent offrir une planche de salut pour les communautés et pour la survie des abeilles dans un monde où les activités anthropiques menacent les équilibres.